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La Cerisaie

LA CERISAIE

Anton Tchekhov - Mise en scène Didier Carette et Olivier Jeannelle
 
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> Voir le reportage vidéo réalisé par OC-TV.net - Marie Louchard/ Cédric Batifoulier

Viens de lire votre pièce. Bouleversé, peine à me remettre. Enthousiasme extraordinaire. Pense votre pièce sommet de votre oeuvre?
Télégramme de Stanislavski, 20 octobre 1903.


Dans la Cerisaie - créée en 1904 par Stanislavski, quelques mois à peine avant la mort de l?auteur - Tchekhov donne rendez-vous au Temps, dans un grand tournant de l?histoire de la Russie, à l?aube, au printemps.

Dehors, les cerisiers invisibles, omniprésents, sont couverts de pétales blancs. Dedans, la « chambre des enfants », cernée de mélancolie, donne refuge aux rêves, aux mirages, aux souvenirs. Les remparts au présent, solides des générations durant, sont aujourd?hui fourbus, prêts à lâcher.

Tout un monde est réuni : noblesse déchue, paysans pauvres, parvenus, marchands, parasites, serviteurs, étudiants, saltimbanques, musiciens et passants? Les ombres s?allongent, le crépuscule descend, traînant la rengaine du temps : Qu?importe le bruit de ce monde, que m?importe, ami, ennemi? Lioubov Andreevna arrive. Ruinée, elle rentre de Paris. La réalité impatiente est là qui attend. L?histoire accélère le pas, la Cerisaie doit être vendue.

Les perspectives d?avenir sont brouillées, écartelées entre romantisme languissant et élans constructivistes naissants. Tchekhov ausculte les âmes, et à travers elles un pays. Toute la Russie est notre cerisaie dit Trofimov, un étudiant? Chacun cherche les lisières de sa propre liberté, chacun vient faire les comptes avec son destin.

La Cerisaie, carrefour de tant d?existences, même finies, fourmille de sentiments, de poésie, de rires, de railleries, de peines, de défis, d?espoirs et d?illusions. Tchekhov raconte la vie.

Didier Carette aime les déchirures de l?histoire. Après Un tramway nommé Désir qui se situe dans une charnière du temps - le naufrage des illusions face à un monde pragmatique naissant, après Boulgakov, Gogol et Dostoïevski, Carette revient à ses premières amours pour explorer les mêmes tourments, sous un autre jour, en Russie. Tout en poursuivant avec Olivier Jeannelle le virage entamé avec « Rimbaud l?Enragé » : dégager les émotions une à une, par le fond. En extraire la sève, les nuances, la force, la poésie. Concentrer l?attention en épurant l?action.

Mise en scène : Didier Carette et Olivier Jeannelle. Assistants : Régis Goudot et Hélène Mavel.
Avec Didier Carette, Charlotte Castellat, Marie-Christine Colomb, Dominique Delavigne, Marie Dompnier, Antoine Fleury, Georges Gaillard, Olivier Jeannelle, Victor Lenoble, Aurélie Leroux, Victoria Manley, Stanislas Michalski, Anne Pintureau, Laurent Perez.
Création musicale Charlotte Castellat et Stanislas Michalski.
Scénographie, décor Yvon Aubinel, Catherine Blanc, Jean Castellat.
Costumes Brigitte Tribouilloy.
Création lumière Alain Le Nouëne.
Régie son Richard Granet.
Coproduction Caligari Productions, Groupe Ex-abrupto.
Traduction Didier Carette
Photo Patrick Moll.
Affiche Sciapode.

Le Groupe Ex-abrupto est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Midi-Pyrénées, le Conseil Régional Midi-Pyrénées, le Conseil Général de la Haute-Garonne, la Ville de Toulouse.
 
 
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